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Non à la censure ou à l’autocensure sur les attentats jihadistes
  • Il est très inquiétant de lire de plus en plus d’articles qui suggèrent que les médias diffusent moins d’informations sur les attentats. Il semble qu’on attende de cette censure, ou de cette auto-censure, un effet positif dans la lutte contre les attaques de l’islam politique et militaire.

    « Lorsque nos médias diffusent des images gores, écrit par exemple Guillaume Bigot le 26 juillet 2016 sur le site du magazine Causeur, ils se transforment en service de presse du djihad, amplifiant l’effet de terreur. Cesser de diffuser et de relayer les images les plus anxiogènes et les plus spectaculaires des attentats est essentiel, afin de ne pas participer au djihad psychologique. [...] Ivres de démagogie, rendus fous par la tyrannie de la transparence, la veille de l’attentat de Nice, nos gouvernants allaient jusqu’à rendre publique des projets attentats déjoués, facilitant ainsi la tâche à nos ennemis qui n’ont même plus besoin de réussir leur coup pour faire parler d’eux. » Aux yeux de l’auteur, ne donner au public qu’une version édulcorée de la réalité deviendrait ainsi un acte de résistance aux jihadisme.

    Quelle sinistre plaisanterie! Une telle politique ne ralentirait en rien l’action des jihadistes. En revanche, elle ralentirait encore davantage le début de réveil qui s’esquisse chez les Français. Beaucoup d’entre eux sont en effet encore persuadés, de bonne foi, que quelques expéditions militaires au Proche-Orient et quelques actions policières viendront à bout de ces attaques et qu’une France multiculturelle retrouvera bientôt sa paix et le bonheur du « vivre-ensemble ». 

    Seule la confrontation brutale avec le réel peut nous réveiller. Et il est d'une urgence absolue que nous nous réveillions. La politique du déni et de la dissimulation est déjà celle dont nous pâtissons en France au sujet de la situation dans les « territoires perdus de la République ». Depuis longtemps les attaques de commissariats, les affrontements entre la police et les « jeunes de banlieue », les guet-apens tendus aux pompiers, etc… toute cette violence quotidienne est délibérément oubliée par les médias nationaux (sauf exception, lorsque les choses prennent une ampleur particulière).  Seule la presse régionale est bien obligée de les mentionner pour ne pas perdre le peu de crédit qu’elle possède encore auprès de sa clientèle. Mais dilués dans les rubriques de « faits divers », ces événements sont devenus des non-événements. Qui oserait prétendre que cette politique d'édulcoration de l'information a fait s’apaiser les banlieues ? 

    Ne laissons pas se mettre en place une censure ou une autocensure qui trouverait sa fallacieuse justification en prétendant « ne pas faire le jeu des terroristes en parlant d’eux ». Ne détournons pas nos yeux des « images gores ». Regardons, pleurons, mais surtout, révoltons-nous, nommons ceux qui nous ont désignés comme leurs ennemis, et faisons pression sur nos dirigeants pour qu’ils agissent enfin.